Samedi 11 février 2012
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Vendredi,
le ministre a estimé que ses propos avaient pu choquer aux Antilles "parce que il y a un malentendu sur le mot de civilisation". "Pour moi, une civilisation, ce n'est pas
quelque chose qui est figé dans le passé, c'est quelque chose qui évolue, bien évidemment", a-t-il déclaré. "Et, très clairement, la civilisation française d'aujourd'hui est
meilleure que la civilisation française de l'époque à laquelle on autorisait l'esclavage, elle est meilleure que la civilisation française de l'époque où on pratiquait la peine de
mort, elle est meilleure que celle à laquelle les femmes n'avaient pas le droit de vote", a détaillé Claude Guéant.
http://lci.tf1.fr/politique/quel-accueil-pour-gueant-aux-antilles-6986755.html
Un malentendu sur le mot civilisation, figé dans le passé. Une France meilleure que celle du passé, une France de l'abolition de l'esclavage ,
une France où on pratiquait la peine de mort, les femmes n'avaient pas le droit de vote
Monsieur Guéant doit être atteint de cette saloperie de maladie d'Alzheimer ou bien Il a la mémoire courte , où tout simplement se fout de notre
gueule une fois de plus.
Monsieur Guéant quatre questions que vous voudrez bien vous poser :
Une France meilleure , mais par qui ? Il me semble que vous devrez
consulter le programme du CNR, Conseil National de la Résistance :
Le CNR charge un Comité général d'étude de préparer une plate-forme politique pour la France d'après la
Libération.
Adopté le 15 mars 1944 après plusieurs mois de négociations, le programme du Conseil national de la Résistance est très empreint de rénovation sociale et doit beaucoup à
l'impulsion de Pierre Villon, représentant le Front national. Ce document comprend
deux parties, un « plan d'action immédiate » qui concerne l'action de la Résistance intérieure
française à mener dans l'immédiat dans la perspective de la Libération et les « mesures à appliquer dés la Libération du
territoire », sorte de programme de gouvernement qui comprend à la fois des mesures ayant trait à l'épuration et des mesures à beaucoup plus long terme comme le rétablissement du
suffrage universel, les nationalisations ou la sécurité sociale[3].
Parmi les mesures appliquées à la Libération, citons la nationalisation de l'énergie, des assurances et des
banques, la création de la Sécurité sociale.[réf. nécessaire] Ces actions ont constitué jusqu'à aujourd'hui une grande partie des acquis sociaux de la seconde partie du XXe siècle.
Dans les premiers mois de la Libération, onze des Conseils départementaux de la Libération (institutions provisoires mises en place pour remplacer
l'administration départementale vichyste) ne veulent pas être remplacés devant la nouvelle administration préfectorale, nommée par le Gouvernement provisoire. Souhaitant appliquer le programme du CNR, ces institutions composées de
résistants finissent par s'effacer lors des premières élections, les Français souhaitant dans l'ensemble un retour aux structures habituelles (centralisme, conseils généraux). À partir de
1946-1947, plus aucun Conseil départemental de la Libération n'a de rôle effectif.
Une France de l'abolition de l'esclavage mais par qui ?
« Évoquer Schœlcher, ce n'est pas invoquer un vain fantôme, c'est rappeler
à sa vraie fonction un homme dont chaque mot est encore une balle explosive... Schœlcher dépasse l'abolitionnisme et rejoint la lignée de l'homme révolutionnaire : celui qui se situe
résolument dans le réel et oriente l'histoire vers sa fin. »
— Aimé Césaire,
Extrait de l'Introduction de Esclavage et colonisation, recueil de textes de Victor Schœlcher, 1948
Une France où on pratiquait la peine de mort, loin d'être la
droite qui l'a abolit ?
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Le 18 septembre 1981, par 363 voix contre 117, l'Assemblée nationale adopte, après deux jours de débats, le projet de
loi portant abolition de la peine de mort présenté, au nom du Gouvernement, par Robert Badinter, garde des Sceaux, ministre de la justice. Douze jours plus tard, le texte est voté
dans les mêmes termes par le Sénat, par 160 voix contre 126.
C'est l'aboutissement du long combat mené depuis deux siècles par la cohorte de ceux qui, dans les enceintes
parlementaires, dans les prétoires ou dans leurs écrits, ont défendu la cause de l'abolition devant une opinion réticente, voire résolument hostile
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Les femmes n'avaient pas le droit de vote, mais qui leur a donné ce droit ?
Là il faut reconnaître que ce droit a tardé en France :
La gauche radicale et socialiste craint en particulier que les femmes ne
renforcent le camp clérical et ne se soumettent aux injonctions des curés !
Mais la Résistance étant présente à cette époque, la pression est plus forte au vu des engagements de la femme pour la liberté de la France.
Le 29 avril 1945, tandis que la guerre contre l'Allemagne touche à sa fin, les élections municipales donnent l'occasion aux
Françaises de voter pour la première fois de leur Histoire
Alors Monsieur Guéant, la civilisation française s'est faites par l'avancement des engagements de certains acteurs de notre pays , comme
elle se fera par l'engagement d'acteurs des autres civilisations. N'allez pas brouiller les cartes de la civilisation sur soit disant des malentendus.
Par Vaurias
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Publié dans : Billet d'Où
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